Etre murailleur, c’est perpétuer cet art ancestral qui consiste à entretenir et rebâtir les milliers des Km de murettes que l’on retrouve partout en cévennes.
Cet aspect du paysage propre à cette région fait partie intégrante de notre patrimoine.
Malheureusement la technique de construction a tendance à se perdre, elle est souvent pour ne pas dire toujours assimilée au métier de maçon .
Pourtant bâtir un mur en pierres sèches n’a rien de comparable à un mur bétonné.
C'est une tâche manuelle très physique et difficile..
Certaines personnes et associations on décidé de relever le défit et oeuvrent pour perpétuer cette tradition, elles sont aidées par le Parc National des Cévennes et certaines collectivités locales.
On ne peut que saluer ces initiatives et espérer que dans le futur le métier de murailleur sera connu et reconnu comme il l’était jâdis .
Il serai même souhaitable qu’un plan de formation ( tant scolaire que professionnel ) soit développé pour appuyer cette pratique et qui n’en doutons pas serait créatrice d’emploi.
Si j’écris ces quelques lignes c’est que le sujet me passionne. Très jeune je suivait mes parents et mon grand-père pour les aider dans cette tâche, de murs en murs, ils m’ont appris à choisir les pierres, à les poser, à les caler etc…..
A la disparition de mon père, mon grand-père a continué ma formation. Si bien qu’aujourd’hui, bien que n’ayant pas beaucoup de temps libre, je m’efforce de rebâtir ça et là quelques murettes.
Ainsi j’ai le sentiment qu’à mon tour je perpétue cet art, fier d’être un murailleur cévenol.
Voici quelques-uns de mes ouvrages :
Commentaires Récents